2 militaires professionnels sont morts en service commandé.

Au nom de quelle acrobatie intellectuelle le ministre de la déséducation nationale voudrait en faire des martyrs en faisant donner leur nom à des écoles…
Et pourquoi des écoles ?
A la base, un militaire doit fermer sa gueule et obéir. Est-ce l’exemple et le modèle préconisé pour les chères têtes blondes ?...

Certes, c’est triste de mourir au boulot, mais ce n’est pas pire que dans n’importe quel métier.
Un couvreur qui tombe en réparant le toit d’une famille…. Allez hop, obsèques nationales et l’école du bled débaptisée dans la foulée.
Un routier qui fait une sortie de piste à la suite d’un pneu crevé … Encore une école qui change de nom.
Une femme tuée par son ex et voilà la rue rebaptisée…
ETC.

La matière première d’un militaire, c’est la mort. Le plus souvent, c’est lui qui la donne, mais il y a parfois des ratés et c’est lui qui en bénéficie.
Lorsque c’est une tierce personne qui ramasse les bastos, C’est juste un fait divers dans la catégorie « Dégâts collatéraux ».
Et là, ce qui est finalement un droit de retour de celui qui aurait dû être tué, ça devient une tragédie nationale.
Ce sont les risques du métier, tout simplement. Ils n’ont pas eu un flingue sur la tempe pour signer leur contrat dans les commandos spéciaux.

Lorsqu’une cordée de secours en montagne dévisse en portant secours à des inconscients, personne n’en fait des tonnes. Les veuves ont-elles seulement une lettre de compassion de la part de la direction générale de la maison France ?

Je ne vois pas au nom de quoi il devrait en être autrement avec les militaires.
Pour triste que soit leur sort, ces militaires ont choisi librement les risques inerrants à leur métier de mort.
Il y a eu 10 ou 11 morts sur les giratoires et pas un mot de compassion de la part des autorités, RIEN.
Je demande, pour le moins, que tous les giratoires où il y a eu des morts soient baptisés du nom de la victime. C’est d’autant plus légitime que le risque mortel n’a jamais fait partie du droit à manifester. Et que ça se fasse avec cérémonie officielle, sonnerie aux morts et tout le bataclan, car il n’y a pas de raisons de traiter certains morts au rabais.

Autre merdier :
En disant qu’ils ont pris des risques insensés, les otages ont été bien culpabilisés par la mort de leurs sauveteurs, or c’est après leur enlèvement que le Quai d’Orsay a mis le lieu de leur enlèvement en zone rouge.

Après avoir tenté de dire que le parc était en zone rouge avant l’enlèvement, le Quai d’Orsay dit qu’il était en orange, et il y a deux jours, il n’était annoncé orange que sur la frontière.
Il est vrai que sur le terrain, la situation évolue rapidement, mais le correctif rétrospectif va encore plus vite…
Fallait-il vraiment bidouiller les infos à ce point pour que l’action des militaires devienne d’autant plus héroïque ? Le faire au risque de provoquer chez les ex-otages un sentiment de culpabilité énorme.

Personne n’étant à l’abri d’une mort médiatique j’ai, pour ma part, interdit formellement que les politocards puissent se faire mousser en jouant les charognards sur mon compte.

La quatrième otage a dû avoir une pensée similaire pour être disparue des écrans médiatique…